Archive pour octobre 2007

Route à bas gars.


Rue Ligner, Paris, 11 octobre.

Same old same old, hein.

Bande-son : InterpolPioneer To The Falls

Aube rigua d’eau.


Sugar Land, 28 septembre.

Relayons les niouzes des Blogoteux pour annoncer la naissance du belögue des Eurockéennes de Belfort, un médium d’avenir de ce nouveau millénaire rugissant qui se posera cette année en source privilégiée de fiévreuses rumeurs festivalières francs-comtoises jusqu’aux dernières secondes du 3 juillet 2008. Enfin, si j’ai bien compris.

Bande-son : Air TrafficYour Fractured Life

Piles hippies lient.


59 et 90, Sugar Land, 26 septembre.

Rendons hommage aujourd’hui au fier Eos 20D qui ne me quitte plus depuis le 29 octobre 2004, jour où je le trouvais nonchalamment abandonné par le mec d’UPS sur le perron de la mémère qui me logeait à l’époque. Je l’avais chargé tout de suite avant de passer le week-end à photographier au cul de bouteille des arbres, des bus et des songwriters américains au visage angélique déguisés en citrouille aussi, depuis lui et moi on est topains comme torchons, son flash ne marche plus, il est tout cabossé d’une vie passée dans mon sac mais lui et moi c’est comme au premier jour même s’il jalouse secrètement Eos 1D, je le vois dans ses yeux. Joyeux anniversaire, gros.

Rendons également gloire à Winona Ryder, à qui c’est l’anniversaire aussi, et avec qui c’est également comme au premier jour : elle est toujours aussi jolie et elle ne sait toujours aussi pas qui je suis (ni que j’ai un Eos 20D au flash en berne qui partage son annive). Joyeux anniversaire également.

Enfin, rendons acézar aux Editors même si c’est pas leur annive. C’est fou mais quand Tom Smith me chante des trucs comme :

« Come on now
You knew you were lost
But you carried on anyway

Oh come on now
You knew you had no time
But you let the day drift away »

… J’ai une folle envie de dormir avec lui le soir de leur Cigale. Si si.

Bande-son : EditorsThe Racing Rats

Fil-art m’honnit.


Verizon Wireless Theater, Houston, 25 septembre.

Rien.

[C'est con, hein ?]

Bande-son : TV On The RadioWolf Like Me

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1 J’ai fortement hésité avec « fille larmes honnit », mais beaucoup moins avec « Phildar Monique ». Va savoir pourquoi.

Beatsteaks @ la Maroquinerie, Paris.

Devant une salle à 97% allemande, les Beatsteaks rattrapent leur punk-pop honnête mais pas génial avec une prestation scénique complètement barrée animée par le chanteur Arnim Teutoburg-Weiß1, qui va et vient de la scène à la salle en passant par la régie, faisant asseoir les gens, les invitant sur scène ou leur passant de la vieille dance pour les faire bouger. La Maro remue dans un vaste bordel de corps surexcités scandant des « Gut Habend2 ! » (plus quelques « Hoegarden ! » par ceux du fond qui n’ont pas compris) dès que le groupe fait mine de partir, puis porte l’Arnim à bout de bras quand celui-ci a décidé de leur marcher dessus comme un Didier Wampas ou un Matthias Malzieu alors qu’un certain photographe qui vient de ranger son fotoapparat se dit que « c’est pas la peine de le ressortir parce que ça va ne durer que 2 secondes » et qui au bout de 5 se décide enfin à le redéballer, s’emmêle les pinceaux dans le pare-soleil et réussit à dégaîner au moment pile où le chanteur descend de son perchoir y perd3 la photo de la soirée, une photo dont il rêvera encore des années durant tant elle hantera son souvenir douloureux, enfin ça lui apprendra il devrait savoir qu’il ne faut jamais ranger son fotoapparat avant la toute fin et ce quoi qu’il arrive. Ça lui fera les pieds.

Bande-son : Soul AsylumSometime To Return

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1 J’adore les noms allemands.

2 Qui visiblement ne signifie pas dans ce cas « bonne nuit, cassez-vous bande de merdes », mais plutôt « revenez-nous en remettre une couche, grands fous ». Ça doit être une tradition allemande dont je n’avais jusque-là connaissance.

3 On n’a pas idée de mettre un verbe aussi loin de son sujet, je sais.

Shooting people #17.


Maison de la Radio, Paris, 17 septembre.

Je suis fatigué et je suis malade. J’ai une habitude que je ne peux tout simplement pas perdre, j’ai la gueule de bois et je suis tout amoureux.

Quand les lumières s’éteindront je vais tous les buter.

Mais tout va bien, pas de quoi s’en faire, il faut continuer de rêver dans les lit que nous nous sommes faits, et si ça à le goût de popo, ben c’est toujours mieux que pioncer par terre.

Je n’arrête pas de dire que ma tête est coincée dans les nuages, je n’arrête pas de prier pour que le seigneur ne me ralentisse pas.

Je suis fatigué et je suis malade. J’ai une habitude que je ne peux, veux lécher, j’ai la gueule de bois et je suis tout amoureux.

Qu’on éteigne les lumières, toi et moi allons tous les buter.

Bande-son : OasisLord Don’t Slow Me Down

Plu skieur m’oins que demain¹.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Le NME poste du nouveau Verve2 et j’ai subitement 10 ans de moins.

Fêtons donc ça, non pas en s’écoutant des bouts du nouveau Von Bondies qui sonnent comme une vieille soupe froide bien loin de ce qu’ils purent être, mais plutôt un Warlocks dépressif et éthéré à souhait comme eux seuls en ont le secret, en espérant qu’ils se repointent vite dans le coin, parce que ça fait longtemps, quand même.

Bande-son : The WarlocksDeath, I Hear You Walking

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1 Proverbe valesan.

2 Ils vérifient pas l’adresse électronique sur le formulaire donc vous pouvez entrer n’importe quoi pour télécharger. Sympas, les Anglais.

Ride the snake to the lake the ancient lake baby¹.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

[J'ai quand même hésité à faire un auto-ping-pong avec ça.]

Les photos de route floues la nuit, c’est décidément un gros pied.

Bande-son : RadioheadBodysnatchers

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1 Les titres en anglais introspectifs, mystérieux et originaux qu’on trouve soi-même tout seul, ça fait tout de suite beaucoup plus classe.

The Wombats @ le bateau qui flotte, Liverpool.


Condensation : 1 - Eos 20D : 0

Être rock en 2007, c’est braver la grève pour rallier Liverpool, goûter la gastronomie locale en chopant des vinyles de Bébichemble dans l’arrière-boutique d’un HMV, chibrer une chambre d’hôtel à coups d’oreillers, monter sur un bateau pour un concert avec les clones d’Amy Winouze, Garth Alger, Liam Gallagher et une douzaine de Beatles, prendre le réflexe d’appeler tout le monde « Ma’e » pour faire couleur locale, échapper tant bien que mal aux projets de viol de l’ex de Steve Hewitt, vider le stock de Guinness du bateau avec un Allemand, danser sur Joy Division pour célébrer l’ironie, se faire écraser par une masse grouillante amoureuse de son groupe et finir par dormir 3 heures avant de rentrer parce que les Anglais suivants t’attendent à Paris.

On va peut-être aller dormir, hein.

Bande-son : Nerina PallotEverybody’s Gone To War

Get your kicks.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Y’avait longtemps que j’avais pas posté une photo de bagnole avec cette bande-son-ci, dis donc1. Respectons les traditions.

Oh you’d be surprised
How we race
While our lives
Erased.

Bande-son : Secret MachinesNowhere Again

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1 et , pour les nostalgiques.

Fonds d’amantes allemands.


Fumay, 22 septembre.

[Ne surtout pas paniquer.]

Bande-son : CalcAvalon By Night

Ahem.

Radiohead’s Thom Yorke popularised the angst-laden falsetto, a thoughtful opposite to the chest-beating lad-rock personified by Oasis’s Liam Gallagher. Sounding girly to a backdrop of churning guitars became a much-copied idea, however, one which eventually coalesced into an entire decade of sound. Without this, Coldplay would not exist, nor Keane, nor James Blunt”.
[Source]

Et je regrette subitement l’existence de Thom Yorke, va savoir pourquoi.

Spots hauts roses.


Maison de la Radio, Paris, 17 septembre.

Mais forcément, en noir et blanc ça donne « Spots hauts blancs », ce qui est ma foi fort super moins drôle.

Ou alors aurais-je pu m’en tirer en supposant que les luminaires ci-dessus seraient tout de fer faits, permettant un « Spots iron » de bon aloi.

Hum.

Je crois que je vais plutôt retourner me coucher, finalement.

Bande-son : José GonzálesTeardrop (Massive Attack cover)

Mettre au poli tein.


Station Anatole France, Levallois-Perret, 9 octobre.

Il est vrai que parfois la couleur c’est pas mal non plus, en fait.

Bande-son : The WombatsLet’s Dance To Joy Division

Handsome Furs + Sharko @ la Flèche D’or, Paris.

Tout le monde était venu pour Sharko. C’est pas plus mal. Une fois les Belges partis, la salle à moitié vidée, on peut prendre ses aises pour mater l’arrivée sur scène d’Handsome Furs, constitué de Dan Boeckner (Wolf Parade) et de sa femme Alexei Perry (« on vient de se marier, cette tournée c’est notre lune de miel »), attaquant sèchement sur What We Had. Lui est habité, se tortillant nerveusement autour de son micro. Elle s’excite sur ses potards, le nez sur la table. Boucles froides et riffs lacérés s’entremêlent. Entre deux, des regards aguicheurs. Boeckner en finira par sauter sur Perry pour la tripoter au milieu de la scène avant de lâcher « We’re definitely goin’ back to the hotel after this one ». Hey! Captain final, Flèche d’Or conquise, Boeckner et Perry peuvent aller fêter ça d’une énième nuit de noce. Veinards.

La bande-son pour découvrir la joliesse de la chose. Enjouissez.

Bande-son : Handsome FursWhat We Had