Archive pour août 2007

Cycles amène.

Reguliersdwarsstraat, Amsterdam, 13 août.

When I’m lonely, deep in the city at night,
Nobody near me except that red neon light.

Bande-son : Hard-FiLittle Angel

Shooting people #14.

Paris, 4 juillet.

Bande-son : Jack WhiteWayfaring Stranger

J’en luis muraille.

Musée Van Gogh, Amsterdam, 13 août.

I wish I could.

Bande-son : Cherry GhostPeople Help The People

Craie a son isthme.

Damstraat, Amsterdam, 12 août.

En attendant les vacances dans le Dorset qu’elle nous a promises pour le 24 septembre, l’avant-goût du jour :

Bande-son : Pidji Harvet Ouen Under Ezer

Et pendant ce temps, à Rock en Seine.

C’est la pause.

Bande-son : Hard-FiSuburban Knights

Et pendant ce temps, à Rock en Seine.

Il fait beau.

Bande-son : The FratellisChelsea Dagger

Et pendant ce temps, à Rock en Seine.

On se réchauffe comme on peut.

Bande-son : The HivesTick Tick Boom

Sain bar t’est l’ennemi.

Station Avron, Paris, 23 août.

Je suis bientôt à boue.

Bande-son : Kings Of LeonCamaro

Mur hide shin.

Rue de Bagnolet, Paris, 30 juillet.

Go and see the sorcerer, look into the ball
You may find the answer written on the wall

Bon, y avait rien sur le mur. En revanche, on m’a envoyé hier soir le nouveau clip de Black Rebel Motorcycle Club, Berlin, et le jeu des 7 points communs du matin, c’est de chercher ce qui est pareil avec le début de celui de Lightning blue Eyes des Secret Machines l’année dernière. Amusez-vous bien.

Bande-son : WolfmotherVagabond

Previously unreleased #69¹

Kings Of Leon, le Bataclan, Paris, 26 juin.

Et oui les enfants, il fut une époque pas si lointaine où le Caleb Followill arbora fièrement sur ses amples esgourdes une crinière [de Léon, ahah] suscitant l’envie et le respect même chez ses ennemis les plus mortels, tout en le prémunissant de toute ressemblance avec Rocco Siffredi2.

Sinon poster son dernier inédit de l’année sur un Previously Unreleased au numéro porte-bonheur à trois jours de la rentrée des classes à Saint-Cloud, ça tombe quand même vachement bien et ça me portera chance pour l’année qui s’en vient.

Et sinon l’affiche de la tournée française d’Interpol trahit un manque d’humour flagrant.

Ç’aurait été plus drôle avec un bandeau « DATE SUPPLÉMENTAIRE : ZOO D’AMNÉVILLE LE 27 NOVEMBRE », quand même, tout en justifiant la photo des Rita Mitsouko3.

Ah oui, sinon le nouveau Warlocks sort le 23 octobre. Et je ne peux z’attendre. Alors j’en écoute de vieux, et c’est tant mieux.

Bande-son : The WarlocksSong For Nico

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1 Concept huhu de chez là-bas venu.

2 Vont être sympas, les Space mots-clés du mois prochain.

3 C’est mal de se moquer, je sais, pardon, j’ai honte.

Previously unreleased #66, 67, 68¹.

My Chemiballs Romance, le Zénith, Paris, 19 juin.

« I don’t want to take what you can give
I would rather starve than eat your bread.
I would rather run but I can’t walk
Guess I’ll lie alone just like before.
 »

Bande-son : Pearl JamCorduroy

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1© 2004-2007 ici.

Previously unreleased #65¹.

The White Stripes, le Zénith, Paris, 11 juin.

Le roux qui louche et ses potes craignent.

Bande-son : Foo FightersKeep The Car Running (Arcade Fire cover) [décidément tout le monde s'y met]

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1 Tradition sympa de chez là-bas.

Monter vite et haut.

Gare de l’Est, Paris, 28 juillet.

Il n’est rien de plus poétique que la tiède mollesse d’un stroopwafel chauffant patiemment au sommet de sa tasse de café matinale au fond d’un bureau déserté, tandis qu’au loin PJ Harvey vous fait de l’œil de son sourire de craie.

Sinon à part ça, rien.

Bande-son : Wolf ParadeShine A Light

[s]Omme de crocs mignons¹.


1e Weteringdwarsstraat, Amsterdam, 13 août.

Que je sois revenu [bien que pas parti longtemps] avec des photos [bien que bateau], des stroopwafels [bien que sucrés], une chouette édition promo à 45 € de Be Here Now [bien que vide] et un cocasse Office Space [bien que bien], après avoir vu la mer [bien que froide], des musées [bien que bondés] et des restaurants [bien que pas de cuisine], on s’en fout, parce que la vraie nouvelle qui tue du jour, c’est plutôt que l’

AMICALE DE MOTOCYCLETTE DES REBELLES NOIRS

est à

L’ÉLYSÉE-MONTMARTRE

de

PARIS

le

20 NOVEMBRE.

Vivement c’t'automne, tiens.

Bande-son : The Dandy WarholsBohemian Like You

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1 J’ai longuement hésité avec « Packs de six crocs » mais finalement, non.

Autobiodiscographie #13.

Aerosmith ― Get A Grip

#21
Label :
Geffen
Sortie : 20 avril 1993
Producteur : Bruce Fairbairn

Ça doit être à travers la radio à l’orée de l’été 1993. C’est Cryin’ que j’ai entendu en premier. Certain. Cryin’ au collège c’est la frime incrustée, LE CD single à avoir dans ton mange-disque si tu veux que la Fanny se laisse embrasser avec la langue, LE clip romantique où Alicia Silverstone fait des tours de circuit avec son gros lui palpant le tété de sa glabre main, chacun tatoués d’une moitié du même cœur, avant de sauter d’un pont en faisant des fucks comme une vrai rebelle à chemise à carreaux. Pas besoin de plus pour aller copier chez une copine la cassette dont est tiré le morceau, un truc nommé Get A Grip, avec un pis de vache lui aussi super-rebelle puisqu’il est tout percé1.

Get A Grip est accrocheur dès son entame monstrueuse sur Eat The Rich et tout aussi efficace sur des Walk On Down, des Fever (bande-son de 205 junior ça, je m’y revois, tiens, écumant fièrement la départementale 989 à fond de 4e, le lecteur de cassette au taquet et la tête au vent à 90 sulfureux kilomètres à l’heure), des Get A Grip et des Line Up, se danse en hurlant sur un à-moitié-bien nommé Shut Up And Dance, mais marque surtout des points dans les radios djeunes avec Cryin’, donc, surtout dans les couches de la population les plus intéressées par l’embrassade avec la langue. L’autre single qu’on entendra en France, Crazy, marchera nettement moins bien, même si son écoute me replonge intensément dans de langoureux après-midis d’été vautrés dans l’herbe où les grandes vacances faisaient plus de trois jours, aaaah voilà ma folle jeunesse tristement fanée. Les vrais ballades, pour leur part, resteront cantonnées sur l’album : Livin’ On The Edge, puissante comptine déchirante et sur-orchestrée et Amazing, plus sage et intimiste. Comme celles des Guns N’Roses, ce genre de compo lente et intense où le beau chanteur (à grande bouche) épanche sa souffrance intrinsèque sur fond de grands orchestres et de soli déchirés du beau guitariste (à grande bouche) aidera la démocratisation du hard rock aux chevelures savamment négligées (et grande bouche) auprès de ceux qui écoutaient Bob Marley, Michael Jackson, Ace Of Base, Snow2 et Corona sur Fun Radio.

Guns N’Roses, donc. Guns N’Roses qui, d’ailleurs, après avoir marché sur les traces des Aerosmith en question (musicalement parlant, mais aussi toxiquement) et avoir fait leurs premières parties à la fin des années 80, vont leur servir de modèles pour rajeunir leur public. Outre les ballades en légion, Get A Grip jouit ainsi de titres énervés faciles d’accès servant de terrain de jeu à un Joe Perry aussi inspiré que Slash ― normal, celui-ci s’étant inspiré de celui-là ― et les traces de pistolets et de roses s’y ressentent un peu partout sur l’album, si vous me croyez pas écoutez donc à la suite Can’t Stop Messin’ sur Get A Grip et Bad Apples sur Use Your Illusion I, par ailleurs sur le même label, vous verrez bien. Pour sceller ― et étendre au-delà des États-Unis ― le retour au succès entériné avec Pump en 1989, Aerosmith mettra toutes les chances de son côté : album actuel dans l’intro duquel on place une savante pincée du riff du Walk This Way qui les sauva du chômage en 1984 pour apprendre aux jeunes que oui, le tube de Run DMC, c’était eux3, et autant d’invités que chez Dick Rivers ou Johnny Hallyday (Don Henley des Eagles, Lenny Kravitz et une ribambelle d’auteurs grammisés). Pour la promo, pas de problème : Aerosmith s’incrustera sur les BO de Last Action Hero et Beavis & Butthead et s’imposera dans Wayne’s World 2, après avoir copiné avec Mike Myers et Dana Carvey dans Saturday Night Live pour un Wayne’s World Theme d’anthologie avec Tom Hanks comme roadie. Au final, Aerosmith va fédérer deux générations autour de leur discographie, moi inclus, tout content de trouver leur 4 premiers LP dans la collec’ de mon père et de m’initier à des Dream On (dont la version la plus mortelle reste celle-là, qu’Hard Force Magazine m’avait filé en CD promo cadeau quand je me suis abonné, ils étaient sympa, Hard Force Magazine), Same Old Song And Dance, Train Kept A-Rollin’ ou Mama Kin. Évidemment, je ne serai jamais fan d’Aerosmith, même si ma vénération adolescente des deux Wayne’s World me fait les considérer comme de bons potes. Je ne mettrai jamais une oreille sur l’album suivant et j’en entendrai de moins en moins parler (à part comme tout le monde pour la reprise d’I Don’t Want To Miss A Thing sur la BO d’Armaggeddon où Liv Tyler regarde son père à grande bouche s’estomper dans la neige d’un écran de la Nasa4), mais n’empêche, rien que pour ses ballades, ses grandes bouches et son goût d’été, même si d’aucun diront qu’avec ce truc, Aerosmith s’est vendu5, Get A Grip était fait pour cette époque. Au risque de difficilement y survivre, peut-être, mais c’est une autre histoire.

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1 Notons que la méga-frime de l’époque était d’être en possession de l’album dans son édition limitée à pochette en peau de vache 100% polystyrène véritable. Encore maintenant, j’envie ceux-là.

2 Mais si, vous vous souvenez, Snow c’était ça :

3 Gageons qu’au prochain come-back, leur album démarrera sur un sample de Dream On pour rappeler aux kids que le tube d’Eminem, c’était aussi eux.

4 Notez le symbole, puisque 15 ans auparavant Tyler a effectivement failli finir par s’évanouir dans la coke à force de chercher le ciel.

5 Ce à quoi l’on peut rétorquer que n’ayant jamais été un exemple d’undergroundismeI, on se demande ce qu’aurait bien pu trouver Aerosmith à sacrifier sur l’autel du commercial que celui-ci n’avait déjà pas.

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I En voilà un horrible mot.

Extraits

  • #2 - Eat The Rich

    Bande-son

  • #4 – Fever

    Bande-son

  • #5 – Livin’ On The Edge

    Bande-son

  • #9 – Cryin’

    Bande-son

  • #14 – Amazing

    Bande-son