Archive pour janvier 2007

Arcade Fire @ St John’s Church, Londres.


[Désolé pour la photo mais y a des fois où on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a]

Ils l’ont enregistré dans une église, ils le présenteront dans une église. 400 ouailles qui ont obtenu leur billet par miracle [il aura fallu se battre] et qui remercient le ciel lorsque se pointe au milieu de la nef la procession des 10 musiciens d’Arcade Fire, entonnant Wake Up en acoustique, Win Butler juste armé d’un mégaphone. Rejoignant la scène, le groupe passe en revue l’essentiel de Neon Bible devant une assistance qui découvre le disque, écoutant religieusement, le souffle coupé. Tout juste se permet-on quelques écarts hurleurs avec les titres du premier album, culminant sur 5 minutes de pure hystérie sur Rebellion (Lies), pendant lequel Butler se prend pour Mathias Malzieu et entreprend de rejoindre le fond de l’église en marchant sur la foule. Les instruments volent de main en main, Régine Chassagne passe de la vielle à la batterie, Jeremy Gara de la batterie au clavier, Richard Reed Parry du clavier à la basse et ainsi de suite, jusqu’à Building Down (Antichrist Television Blues), puis My Body Is A Cage et Rebellion #2 (Laika) qui clôt le show. Chassagne serre les mains du premier rang, Butler sort en traversant la foule, on les sent en forme, contents de revenir et impatients de défendre le nouvel album. Deux heures plus tard on les entendra encore chanter dans leur loge de la crypte, fêtant l’anniversaire de va-savoir-qui. Dites à ceux qui seront à l’Olympia des 19 et 20 mars qu’ils ont le séant noyé dans les tagliatelles.

Peter Von Poehl @ le Bataclan, Paris.

Peter est un mec sympa aux faux airs de Dave, qui parle beaucoup et bien, du genre à te mettre une chouette ambiance dans un Bataclan blindé, un truc bien chaleureux comme une soirée à causer près du Poehl1. Bon, forcément, il faudra lui pardonner ses errements humoristiques, surtout quand il cite Seinfeld et que si tout le monde se poehl2, c’est avant tout parce que sa blague est nulle. Mais heureusement, à côté de ça, Peter chante des histoires de fées des dents, d’arbres à thé et d’histoires d’impossibles avec une voix douce comme une plume de paon3, provoquant des chœurs dans la salle dans une rêverie communicative, tout le monde avec du Poehl dans l’âme, hein5. À se demander comment ce mec-là a pu faire partie d’nASe Dragon un jour. Plutôt que vous mettre un morceau en bande-son, je vous renvoie sur la chouette session acoustique chez Voxouze le 1er octobre dernier, yeah.
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1 Ah, ah, ah.

2 Ah, ah, ah.

3 D’où son prénom, sûrement4.

4 J’ai honte. terriblement.

5 Mais vraiment honte, hein, sérieux.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

La vie, elle est belle.

Mademoiselle K @ la Cigale, Paris.

Résumons : depuis la dernière fois, la musique s’est endurcie, Katerine Gierak a pris de l’assurance, elle arrive même à accorder sa guitare super-vite, maintenant, en plus elle a écrit un chouette hymne à la gloire de tous les roadies testeurs-de-micro du monde, une litanie de « 1, 2, 3 » dans tout plein de langues qui ouvre le set. Le démarrage est un peu tiède, on sent le trac poindre  ― « On peut dire que tu nous auras foutu les boules, Paris », avouera-t-elle plus tard ― mais le rythme de croisière est vite atteint et arrivé au milieu du show, l’ambiance est comme il faut, avec un Ça sent l’été énervé, un À côté déchaîné et, bien entendu, le Ça me vexe sur lequel la Cigale explose comme si elle allait danser tout l’été, sautant sur place et scandant des « t’es bonne, Katerine » en veux-tu, en voilà. La reprise de Bowie, Life On Mars, claque mieux qu’à la Maro de septembre, le rappel est parachevé par un Final trippant à souhait, précédé d’un trip psyché à genoux et conclu par un chouette salut comme au théâtre. Pour le second rappel, le groupe termine la soirée avec une nouvelle compo, Jamais la paix, de bon augure pour la suite. Les dates de la tournée sont sur SonEspace.

Bande-son : The Arcade Fire ― No Car Go

/Edit : Ça y est, je sais qui elle me rappelle avec son truc en plume la Katerine : Shawn le mouton. Définitivement.

Shooting people #8.


Le Triptyque, Paris, 19 janvier.

Tin tin tin tin tin1.

Bande-son : Pop Levi ― Sugar Assault Me

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1 Milou, Milou.

Satan-bout, Saint-coin.

Oui, on me l’avait déjà demandé. Et je m’étais d’ailleurs plié à l’exercice avec élégance, offrant alors pléthore d’anecdotes régurgitoires et exhibitionnistes à qui voudrait les lire. Ces événement e-pistolaires s’étant déroulés il y a de cela des années, lors même que j’évoluais au rythme débridé d’une folle jeunesse suintant par tous les pores de ma peau [quelque part en 2005, je ne vous dis pas où, ça vous fera visiter les archives et ainsi mieux apprécier la croustillance1 des révélations formulées dans la note dont il est question], j’ai décidé de passer cette fois-ci à des confidences plus raisonnables [donc plus banales], des divulgations plus distinguées [donc moins velues] et des aveux moins honteux [donc moins drôles]. Jugez donc.

  1. Je suis jamais à l’aise à côté de trucs qui peuvent exploser. Que ce soit un four à micro-ondes, une pompe à essence, une bouteille de gaz, un fromage corse ou un presse-purée, j’ai peur. Voilà.
  2. À 5 ans je me suis pris une balançoire en pleine tronche. Ça explique des trucs.
  3. J’ai été pompier. Pas longtemps, hein. Mais pompier.
  4. Je pesais 4,560 kg à la naissance et jusque là je n’ai toujours pas trouvé plus gros, comme bébé [à part mon cousin et ses 5,2 kg].
  5. Aujourd’hui j’ai un caleçon noir [on a dit 5 trucs que les gens ne savent pas sur moi, pas 5 trucs que les gens ne savent pas sur moi et qui sont susceptibles de les intéresser].

Comme je suis un gars cool, je passe le relais à Eulala en lui précisant bien qu’il s’agit de trucs sur elle que les gens ne savent pas sur elle ― et nonobstant la sollicitation déjà émise à son adresse par Madame Kazakpoil ― parce que la dernière fois elle a triché donc j’ai le droit de réitérer ma demande. Et aussi à Callisto-Ballisto et Ath histoire qu’elles nous fassent des notes pour égayer mon café matinal, yeah.

Bande-son : Grand Cor des Alpes ― Les voyages en téléphérique

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1 Si les journaleux s’autorisent l’emploi d’horreurs volantes comme dangerosité, je peux bien m’octroyer de temps à autres un néologisme élégant à la consonnance propice et éphémère, hein.

Previously unreleased #50¹.


The Killers, le Bataclan, Paris, 15 novembre 2006.

Bande-son : Cat Power ― I Don’t Blame You (live Austin City Limits)

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1 Tradition photographique empruntée à cette douée de l’esthétique.

T’y rallies pont, ponce, hurle les shivas, ouah.


Passage des Taillandiers, Paris, 21 janvier.

Un point quaaaaaaaaaaaaaatre gâââh.

Bande-son : The Hold Steady ― Same Kooks

S’engriller gare.


Gare Centrale, Strasbourg, 19 décembre 2006.

And now I wasn’t alone.

Bande-son : Ben Kweller ― Thirteen

Previously unreleased #49¹.


Franz Ferdinand, Cobo Arena, Détroit, 1er décembre 2004.

Dingue comme on peut délaisser une photo pendant 2 ans sous prétexte qu’à l’époque, on a sélectionné sa petite sœur [la dernière de cette note-là, photo de l'année 2004 qui a longtemps squatté le bandeau de cet ancien ici, souvenez-vous, ça nous rajeunit pas dites donc.] sous prétexte que cette dernière était plus rouge, donc plus jolie, tant il est vrai que dans la vie plus c’est rouge, plus c’est joli.

Bref, l’avantage de celle-ci par rapport à l’autre, c’est qu’ici au moins, notre roadie oisif ne regarde pas ses pieds et donne donc l’impression de vaguement s’intéresser à ce qui se passe devant lui. Avec le spot et une louche de jaune posée avant le passage en noir en blanc2, paf, on ne voit plus que lui voyant les autres gros qui jouent, restant aux aguets avec un rack de guitounes toutes prêtes au cas où Nick McCarthy pète une corde en plein solo [ainsi qu'un stock de Vivagel si dans le même mouvement, McCarthy se fracture la mèche].

McCarthy, d’ailleurs, que l’on ne distingue pas sur la photo. En revanche, on voit bien Paul Thomson3 et on reconnaît Kapranos. Derrière lui ― et c’est là que la photo devient historique ― 3 pixels du côté droit de la tête de Toshi Yano, bassiste des Fiery Furnaces qui remplaçait pour 3 dates Bob Hardy hospitalisé au Japon avec une gastro-entérite suite à l’ingestion d’un souci4 à l’avocat mal préparé.

[...]

Allez-y, rigolez. N’empêche que, si dans 30 ans le couple Franz Ferdinand / Fiery Furnaces devient aussi célèbre que Rolling Stones / Beatles, je pourrai grave me la péter avec mes trois pixels d’inversion de bassiste et même sortir un bouquin. À moi la gloire, la coke et les groupies nubiles peu farouches.

Bande-son : Muse ― Dead Star

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1 Previously unreleased © 2004-2007 The Juliette Robert Photography Group.

2 En 2004 j’étais jeune, naïf et je n’avais même pas idée qu’on pouvait déposer des louches entières de jaunes avant un passage en noir et blanc pour réhausser la lumière des spots. C’est fou.

3 Je savais même pas qu’il s’appelle Thomson, jusque là je l’appelais « le batteuu avec le tuès tuès guosse biiiitt », comme tout le monde5. Quand cessera donc ce dédain international envers les batteurs pas tatoués qui ne se vêtissent pas de T-shirt à manches qui arrivent à la taille pour se faire larguer sur MTV ?

4 Ahah, le vieux lapsus de clavier, je vais le laisser tel quel, tiens. Ça fera les pieds à Nicola Sirkis.

5 Enfin, comme Kapranos, surtout.

Mal met son.


Grand’rue, Strasbourg, 18 décembre 2006.

Et aÿe donc.

Bande-son : Bob Dylan ― Masters of War

I wait ruelles.


Passage Saint-Sébastien, Paris, 16 janvier.

Pour changer.

Bande-son : Kings Of Leon ― Molly’s Chamber (live Bruxelles)

Peter Björn & John @ la Maroquinerie, Paris.

Comme leur groupe l’indique : Peter au chant, Björn à la basse et John à la batterie. Intro à la Air, pop douce qui glisse toute seule, vaguement Beatles, un peu Simon & Garfunkel, Peter lit ses discours dans un français balbutiant et louable sur des séries de petits bouts de papiers griffonnés, organise une chorale pour Big Black Coffin, l’ambiance monte d’un cran sur Objects Of My Affection et le single à sifflets Young Folks. Pour rappeler le groupe, disparu après un Up Against The Wall énervé, c’est la communauté suédoise locale ― soit un bon tiers de la salle ― qui donne de la voix en scandinave dans le texte. Peter Björn & John enfilent Teen Love, Does It Matter Now?, I Don’t Know What I Want Us To Do et Collect. Select. Reflect. et se sauvent, Peter embarquant John et sa basse en coulisse, avant de saluer comme à l’opéra. On vit quand même des samedis sympas.

Bande-son : Peter Björn And John ― Objects Of My Affection

Archive @ Aquarium du Trocadéro, Paris.

Après-midi entier d’acoustaquatique vautrés dans des canapés en cuir, caméra qui tournent, album en boucle, Katerine dans les oreilles, ses groupies dans la salle, captain Brackmard en balade, des bâdches collectors et des gens qui causent au lieu de suivre le concert, l’ambiance n’y est pas, tu te réjouis au final d’avoir pu faire les répétitions qui elles, au moins, ont bénéficié de la magie de l’endroit.

Métro Nation, touche lecture, ce facétieux M. Chüffle choisit de te border avec Lights.

Turn my head
Off
Forever

Bande-son : Archive ― Fuck U

Shooting people #7.


Paris, 8 janvier

J’en ai oublié un, dans l’histoire :

2006 en 5 titres prises de tête que t’en massacres ta radio dès qu’elle te les sort

  1. Ayo ― Daown Own Mye Kneeez
  2. Gnarls Barkley ― Crazy
  3. Anaïs ― Mon cœur mon amour
  4. KT Tunstall ― Black Horses And The Cherry Tree1
  5. Clap Your Hands Say Yeah ― In This Home On Ice

Également cités : Muse ― Starlight, My Chemiballs Romance ― Welcome To The Black Parade, Olivia Ruiz ― La femme chocolat, Dominique A ― Dans un camion, Renaud ― Les bobos, Pascal Obispo feat. Robot Zézette ― Génération 80 et j’en oublie sûrement2.

Hors-concours : les thèmes du 1182118 et du 118000.

Bande-son : Archie Bronson Outfit ― Cherry Lips

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1 Envers qui j’eusse été indifférent si son squattage radiophonique n’eut accompagné une permanente monopolisation des espaces publicitaires de la télévision française, dans lesquelles elle annonçait l’inévitable apparition d’une grande, blonde et disgracieuse saucisse à l’œil aussi vif que celui d’un aï en hibernation.

2 Et surtout heureusement.