Sans retour n’est.
Jeudi 30 novembre2006
Jeudi 30 novembre2006
Mercredi 29 novembre2006

[Note pour plus tard : à l'avenir, préférer Canon à Nokia pour les photos.]
Pourtant j’ai arrêté Maiden y a longtemps. Ça m’avait duré quelques années avant que je finisse par laisser tomber en 97 et l’affreux Virtual XI. Mais là, avec Dickinson de retour aux affaires, je me le devais. Enfin non. Je le devais à celui que je fus. Celui que je fus en 1995, à qui je repense en voyant mes voisins, le père et le fils.
Première pensée : Le fils, c’est moi, le père, c’est le mien.
Le père a amené son fils pour lui faire découvrir Maiden.
Deuxième pensée : le père, ce sera moi et le fils, ce sera le mien. Mais alors devant les White Stripes.
On cause un peu. À propos du DVD Metallica qui sort lundi prochain. La sono monte le son pour attirer l’attention vers la scène. Le père s’interroge : « c’est d’eux, ça ? » ― « Non, c’est Doctor, Doctor, des Who, Maiden l’avait reprise en 1995 en face B de Lord Of The Flies ». C’est moi qui viens de dire ça. Le maidenologue enterré il y a 9 ans vient de reprendre les commandes. Pas le temps de s’étonner que là-bas, les lumières s’éteignent.
Different World. Normal, ils commencent par un titre du dernier. These Colours Don’t Run. Brighter Than A Thousand Suns. La moitié de la salle s’impatiente d’entendre autre chose que le nouvel album et à vrai dire moi aussi, un peu. The Pilgrim. 4 à la suite. Et là ça me revient, je l’ai lu la semaine dernière : pour cette tournée, ils ont décidé de jouer l’intégralité de A Matter Of Life And Death, ce que Dickinson confirme en introduisant Out Of The Shadow. Y a des huées au fond de la salle. La moitié de tribunes se rassoie. Moi j’écoute et je vois. Harris, Smith, Murray et Gers alignés, manifestement en plein panard de jouer ensemble. Marrant comme le retour de Smith a aussi rameuté dans le groupe des sonorités spatiales qu’on n’y avait pas vues depuis 1986, au moins. Dickinson est dans son coin, courant d’un bout à l’autre du décor apocalyptique de la scène et jouant avec des projecteurs, la voix toujours à 120 dB. Et ça dure. Le fond de la salle s’emmerde. La fosse, elle, est à fond. Ça va durer 1h15, au bout de laquelle, depuis les ténèbres qui viennent d’engloutir The Legacy, Dickinson lâche un rictus sauvage. Fear Of The Dark.
Et là, Bercy revit.
Les gradins se relèvent, tapent du pied et forment un chœur qui n’y croyait plus. Unanimité retrouvée. Impression bizarre d’entendre enfin en vrai un truc écouté en boucle au siècle dernier. Iron Maiden suit et Iron Maiden se recassent. Réclamation. Ils reviennent. 2 Minutes To Midnight, The Evil That Men Do et surtout, surtout, Hallowed Be Thy Name pour lequel j’aurais pu attendre toutes les heures et quart du monde. Je finis comme j’ai fini à Depeche Mode, à faire des flaques à deux avec moi-même. Là-bas, ils se cassent. Je referme la parenthèse dans la ligne
. Je m’y remettrai pas, mes 37 CD continueront à accumuler la poussière, Jack White est toujours aussi beau, mais voir ça au moins une fois, oui je me le devais à lui-même.
Bande-son : Iron Maiden ― Fear Of The Dark (live Rock In Rio 2000)
Mardi 28 novembre2006

Place de la Bastille, Paris, 24 novembre.
Peut-être temps de se remettre au boulot, quand même.
Bande-son : Calexico ― Deep Down (acoustic)
Lundi 27 novembre2006

Mathieu Chédid, 40 ans Rock n’Folk, le Bataclan, Paris, 24 octobre.
Bande-son : Thunderbirds Are Now! ― Eat This City
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1 Concept trop yeah chez cette jeune fille dérobé.
Dimanche 26 novembre2006

Gare Saint-Lazare, Paris, 25 novembre.
“Now after all, don’t feel like nothing
Like walking away
Like a mouth full of rain
At twelve o’clock
The bell starts ringing
A dog starts barking
And you’re still missing
Still missing something
You’ve never known what it was
And I’m not one for thinking twice
But I know this much is true
The Earth will turn, the pot’ll burn
And you are my revolver.”
Bande-son : Isobel Campbell & Mark Lanegan ― Revolver (part II)
Jeudi 23 novembre2006

Pleymo, le Spectrum, Montréal, 1er août 2004.
[Premier tirage publié le 7 août 2004].
Tu prends un vieux fichier brut, tu retravailles le truc avec les techniques modernes et hop, paf, t’obtiens un chouette nouveau machin tout neuf que tu quiphes trop grave ton ethnie. Comme en musique, à part qu’on a pas besoin d’ajouter un mec de la Star Académie4 qui chante dessus pour faire plus moderne.
Le pied.
Bande-son : Electrobolt ― Gloria (Van Morrison cover)1
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1 Impossible de trouver une meilleure version2. Consolons-nous en nous disant qu’au moins, celle-ci fait de la pub à nos amis suisses.
2 Ni de version avec un mec de la Star Académie qui chante dessus pour étayer le propos formulé dans le corps de note, ce qui nique tout le postulat établi en son sein3.
3 Je suis bon pour du SpAcE MoTs-KeY en
le mois prochain, moi.
4 Comment ça, « Ajouter Pleymo dessus c’est pas mieux » ?.
Mercredi 22 novembre2006

Le Bataclan, Paris, 15 novembre.
Tou toudoudou toutou doudou toutou doudoudou.
[Parce que moi aussi, un jour, je fus un aficionado de Wayne's World 2.]
Bande-son : The Lemonheads ― Mrs. Robinson (Simon & Garfunkel cover)
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1 Apprenons l’ichtyologie en nous amusant :
SCARE, subst. masc.
ICHTYOL. Poisson de mer oblong, acanthoptérygien, à bec osseux, aux couleurs vives. Nous vîmes pendant notre excursion [autour de l'île] une quantité considérable (…) de scares ou perroquets de mer (BAUDEL., Avent. Pym, 1858, p. 215).
DÉR. Scaridés, subst. masc. plur. Famille de poissons téléostéens des mers chaudes, dont le type est le scare. Les Poissons (…) qui, grâce par exemple à des dents antérieures soudées en une sorte de bec, arrachent des têtes de Coraux que des dents plus postérieures broient ensuite avant qu’elles ne soient avalées (divers Balistes, Scaridés, etc.) (J.-M. PÉRÈS, Vie océan, 1966, p. 107). Les Scaridés ou Perroquets doivent leur nom à leur bec puissant, grâce auquel ils broutent les Coraux (Encyclop. Sc. Techn. t. 10 1975, p. 324).
[].
1re attest. 1954 (R. et M.-L. BAUCHOT, Les Poissons, p. 31 ds ROB. Suppl.); de scare, suff. -idés*. (Source : TLFI).
Lundi 20 novembre2006
Dimanche 19 novembre2006

Virgin Montmartre, Paris, 18 novembre.
Bande-son : The Raconteurs ― 5 On The 5 (live Brixton Academy, October 20th)
Samedi 18 novembre2006

Gros papier sur les reformations ce mois-ci dans Rock n’Fluque. Foutrement bien écrit, d’ailleurs. Et terriblement juste. En substance, ça cherche à comprendre pourquoi on y souscrit, pourquoi on va voir des ombres survivantes de combos morts et enterrés ― au figuré et souvent même au propre ― s’approprier leur nom et salir leur mémoire. Comme Ungemuth le dit si bien : « On prend des pâtes à la putanesca, façon putain, donc… il faut des anchois. C’est un fait. Si on retire les anchois, on a des pâtes façon Sylvianne, Jean-Louis ou Mémé, tout ce qu’on veut, mais on n’a plus des pâtes à la putanesca. Voilà. ». Alors pourquoi se foutre délibérément des plâtrées de pâtes à Mémé ? Pour essayer de rattraper l’histoire. Pour dire « je les ai vus », malgré les 30 années de trains de retard, malgré l’étiquette détournée et la poudre aux yeux.
Un groupe mort c’est un groupe mort. Point. Je le sais depuis mon tout premier concert, une vague version de Deep Purple sans âme, toussotant et peinant sur la scène d’un Zénith de l’automne 19931. On ne peut pas revivre l’histoire. On n’était pas né ou on n’était pas à l’affût pour l’âge d’or, c’est tout. C’est mort.
Reste qu’hier soir, j’ai vu Deep Purple. Et Led Zeppelin. Réincarnés dans un combo australien complètement à fond de 5e, le compte-tour dans le rouge, les pistons qui fondent. Stockdale et sa touffe en pétard sautant du haut de ses amplis et maltraitant sa guitare. C’est Jimmy Page ! Ross plié en deux sur son orgue perpendiculaire au sol se payant même le luxe d’un bout de Child In Time judicieusement glissé dans Mind’s Eye. C’est Jon Lord ! Même la set-list sent les années 70, avec seulement 12 titres mais à l’ancienne, étirés à l’infini mais exécutés à trois, sans solo de guitare interminables dont profite le chanteur pour aller backstage tirer une groupie. Non. Des duos de guitare ET orgue interminables. On garde les références violettes et dirigeable dans la gueule tout du long, jusqu’à ce que l’improbable se produise : une reprise de Communication Breakdown survoltée, pleine de sueur, extatique. Voilà. On y est. Bien sûr, Stockdale n’est pas Page. Y a des pains. Mais qui rendent le tout plus vrai. Et puis d’ailleurs, Page ne chante pas avec la voix de Plant. Ni de Jack White2. Stockdale, lui, si. Le Joker & The Thief ― et son accord supersonique ― qui clôt la soirée est renversant. Wolfmother quitte la scène et une salle retournée. Je rêve de fins à l’ancienne, avec rappel sur rappel, jusqu’au bout de la nuit et de nos forces. On est dans les 70’s et on y est bien. L’Élysée, lui, non. 21h45, lumières rallumées. Sur une révélation : la meilleure façon de revivre les années 70, ce n’est pas de voir ceux qui en viennent. C’est de voir ceux qui y sont restés.
Bande-son : Wolfmother ― Woman
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1 Ce qui ne m’a toutefois pas empêché d’assister délibérément à trois concerts des Pixies depuis leur reformation, mouton de panurge que je suis. Mais bon, les Pixies, eux, étaient au moins tous bien là sur scène, tout du moins physiquement.
2 Jack White qui n’est pas un rockeur des années 70. Je sais. Mais lui non. Lui dites pas.
Vendredi 17 novembre2006

Le Zénith, Paris, 28 octobre.
Après ça et ça, Ça, ça va encore finir en série avec adjonction rétroactive de ça, ça et la deuxième de ça1, je le sens bien.
Bande-son : Iain Archer ― When It Kicks In
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1 Sept « ça » en une phrase, le pied, reste à m’en servir comme route pas dure pour un train et j’aurai 7 ça mous-rails, ah ah ah, Didier Gustin est mon dieu.
Jeudi 16 novembre2006

Dans le Bataclan ça parle anglais partout, encore plus qu’à Hard Fi en mars dernier [et peut-être autant que pour Doherty lundi, d'ailleurs]. Les Killers étonnent : la brochette de poseurs gommeux imbus de leur personnes à laquelle je m’attendais est en fait un groupe souriant et manifestement heureux de jouer, à l’image de son leader, Brendan Flowers, qui passe tout le show à faire des allers-retours devant-de-scène-côté-de-scène-milieu-de-scène1 et en taper 5, 10, 20 avec les mains du premier rang, ou à présenter tous les jouets qu’on leur a offert en tournée pour leur porter bonheur [principalement Raymonde2 la Noire Colombe, de San Francisco, Timothée2 le mouton bariolé, du Chili, mais pas Yvette2 le squelette chouette3 qui trônait sur le piano, sûrement par manque de temps]. J’ai chaud, je sors un objectif complètement trempé du sac, les murs sont moites, les premiers rangs s’évanouissent mais ne s’en iraient pour rien au monde. Il faudra bien, pourtant, après un Outro chanté en chœur comme à la messe. Sortie du Bataclan, les épaules qui fument, des vendeurs de posters adaptés à la clientèle, criant des « 3 dollars ! 3 dollars Ze postère ! » au charter d’anglais qui décolle de la salle. Allez, couché.
Bande-son : Jarvis le Cocker Farceur2 ― Fat Children
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1 Mais quasiment jamais dans la seule fenêtre de 2° libre de tout micro, ce qui suce un max pour les photos.
2 Afin de protéger l’identité de la noire colombe, du mouton bariolé, du squelette chouette et du yorkshire farceur, leurs prénoms ont été modifiés.
3 Yvette le squelette chouette qui fera d’ailleurs sûrement l’objet d’une prochaine note, trop la joie.
Mardi 14 novembre2006

Oui, c’était chouette. À la bourre suite à la fin tardive de leur passage au Grand journal de Canal, Razorlight saute directement du taxi sur la scène du Nouveau Casino, attaque sur le simple, In The Morning, puis enchaîne des titres de ses deux albums. Johnny Borrell, pantalon blanc et T-shirt échancré assorti, se donne de faux airs de Bowie, ça slame violemment ici et là, America me fait décidément des trucs. Razorlight se casse après un In The City à deux vitesses bien senti et tape en rappel Fall, Fall, Fall (par un Borrell tout d’abord seul), Stumble & Fall puis Somewhere Else1, qui contente tout le monde, moi y compris2. Le truc est passé en direct sur Oüi FM, je crois.
Sinon, happy Damien Rice Day. Vous pouvez écouter 9 en intégralité chez Warner, trop de la sphère. Pour fêter ça je vous poste la face B du simple, Nine Crimes, tiens.
Et si vous n’aimez pas Damien Rice, il vous reste Ben Kweller et ses home-vidéos avec la guitoune de Pierre Guimard3.
Et si vous n’aimez pas Pierre Guimard non plus, il vous reste toujours Europe, hein. Mais là je vous laisse chercher vous-même.
Bande-son : Damien Rice ― The Rat Within The Grain
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1 Remarquez que cette fois-ci, j’ai bien noté tous les titres du rappel.
2 Je précise, pour ceux qui pensent que je me suis faich’ grave pendant une heure.
3 Une vidéo qui prouve que Pierre Guimard peut parfois servir à quelquechose. Surtout quand il donne sa guitare à quelqu’un et n’y touche plus.