D’être un.

Gare SNCF, Charleville-Mézières, 14 juillet.

On t’a laissé sur un quai de la gare de l’Est et tu t’es écroulé dans un Corail vide sans voir passer Épernay, ni Reims, à peine Rethel. Tu t’es réveillé en écoutant des mecs qui aiment la bière et BonJovi et qui pensent manifestement que 1994, c’était l’année dernière et ça t’a rappelé l’époque où tu écoutais le même genre de trucs dans ce même TER te ramenant du lycée le vendredi soir, le MD en moins mais la veste en jean et le walkman de ta sœur en plus. À l’arrivée ton père écoute Evanescence1 et t’emmène rejoindre un bout de la clique de la dernière fois, déjà plus étanche depuis quelques heures, en compagnie de qui tu finis la soirée à arroser la gastronomie locale, trop longtemps délaissée, à la Leffe.

Et tu réalises qu’à force d’espacer les visites sur les terres familiales, tu finis par les apprécier autant que tes escapades messines.

Pourvuxadure.

Bande-son : The Black Keys ― Have Mercy On Me

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1 Aucune honte. Mieux vaut un père amateur d’Evanescence qu’un père fan de Michel Sardou.

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2 réponses à to “D’être un.”

  1. Frall écrit :

    moi j’aime bien l’être un… plus que le deux d ailleurs… quoique…

  2. William Miller écrit :

    Fais gaffe à ne pas trop attribuer de numéro aux êtres, sinon tu vas finir pourchassée par une grosse boule blanche peu cordiale :þ

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